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(photo du 15/06/2000) Vers l'entrée de SAINT-EMILION en venant de LIBOURNE on peut voir les dernières pierres du Palais Cardinal. Au premier étage se trouve d'étroites fenêtres. Elles ont du servir de meurtrières. |
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SAINT-EMILION fut l'une des villes frontières entre l'AQUITAINE Anglaise et le royaume de FRANCE. Au cours de la guerre de cent ans les troupes françaises viendront à SAINT-EMILION. En 1337 l'armée française y sera repoussée mais en 1377 DU GUESCLIN viendra l'occupée. SAINT-EMILION se libérera très vite de l'envahisseur français. En 1451 elle capitule devant des troupes françaises nombreuses et bien entraînées. Comme la plupart des places fortes de la région dès que le gros des troupes françaises repartent elle se libère de l'occupant français. Elle espère conserver sa liberté avec le soutien des anglais. De plus ces derniers sont d'excellents clients pour ses vins. Mais désespoir, en 1453 les Anglos-Gasons perdent la bataille de CASTILLON. C'en est fini de l'AQUITAINE anglaise. Des troupes françaises arrivent à SAINT-EMILION. Un grand nombre d'habitants fuient ou se font tuer. A la fin de la guerre de cent ans, à SAINT-EMILION le nombre de foyers a été réduit de plus de dix fois. Il est passé de deux ou trois milles à deux cents. 1453 marque la fin du moyen âge mais pas la fin des ennuis pour les habitants de SAINT-EMILION. Les guerres de religion n'épargnent pas la région. Le Libournais compte de nombreux protestants. SAINTE FOY LA GRANDE est par exemple un centre important du protestantisme. En 1568 les catholiques pillent SAINT-EMILION. En 1580 c'est au tour des protestants menés par SULLY. |